2. Lettre d’Édouard Jones (à sa femme) la veille du crash de son avion
Norm peut interroger Sonia sur cette lettre :
Halifax le 2 mai 2002
Ma chère Isabella,
Je n'ai jamais eu le courage de t'en parler de vive voix.
Sache que malgré tous tes efforts pour me faire croire que Marco est mon fils je n'ai jamais été dupe.
Je t'ai laissée dans l'ignorance de ce qui m'est arrivé à la suite de cet accident
qui eut lieu lors de ma visite du chantier de restauration
de la Centrale nucléaire de Vittesk en Octobre 1973 en Russie.
Ce jour là j'ai été, modérément je te l'accorde, irradié.
En tout cas suffisamment pour être déclaré irrémédiablement stérile
par les deux spécialistes qui m'ont examiné.
Je suis ici à Halifax pour achever l'enquête que mon père a lancé sur Hubert de Nolent.
J'ai appris des choses bien gênantes sur le compte de cet avocat marron ;
se voyant confondu, il a cherché à acheter mon silence en échange
d'une terrible révélation sur les relations entre toi et mon père.
Marco n'est pas mon fils, mais le sien.
J'ai aussi appris dans quelles circonstances mon père a abusé de toi.
Je n'ai jamais su aimer Walter Jones
mais aujourd'hui je l'exècre pour ce qu'il nous a fait.
Sache que je ne t'en veux pas car j'ai maintenant compris la raison de ta distance
et cette dépression qui te mine depuis si longtemps.
Sur ces points, je me suis conduit comme un idiot aveugle qui n'a rien voulu voir.
Je t'aime malgré notre malheur.
Édouard
Ma chère Isabella,
Je n'ai jamais eu le courage de t'en parler de vive voix.
Sache que malgré tous tes efforts pour me faire croire que Marco est mon fils je n'ai jamais été dupe.
Je t'ai laissée dans l'ignorance de ce qui m'est arrivé à la suite de cet accident
qui eut lieu lors de ma visite du chantier de restauration
de la Centrale nucléaire de Vittesk en Octobre 1973 en Russie.
Ce jour là j'ai été, modérément je te l'accorde, irradié.
En tout cas suffisamment pour être déclaré irrémédiablement stérile
par les deux spécialistes qui m'ont examiné.
Je suis ici à Halifax pour achever l'enquête que mon père a lancé sur Hubert de Nolent.
J'ai appris des choses bien gênantes sur le compte de cet avocat marron ;
se voyant confondu, il a cherché à acheter mon silence en échange
d'une terrible révélation sur les relations entre toi et mon père.
Marco n'est pas mon fils, mais le sien.
J'ai aussi appris dans quelles circonstances mon père a abusé de toi.
Je n'ai jamais su aimer Walter Jones
mais aujourd'hui je l'exècre pour ce qu'il nous a fait.
Sache que je ne t'en veux pas car j'ai maintenant compris la raison de ta distance
et cette dépression qui te mine depuis si longtemps.
Sur ces points, je me suis conduit comme un idiot aveugle qui n'a rien voulu voir.
Je t'aime malgré notre malheur.
Édouard
Norm peut interroger Sonia sur cette lettre :
— En l'absence de testament, cette lettre d'Edouard Jones à sa femme Isabella
fait de Marco l'héritier principal de l'empire Jones.
— Je n'avais pas pensé à ce détail, inspecteur.
Alors l'affection de Marco à mon égard ne serait qu'une sorte de stratégie…
Il m'aurait en quelque sorte endormie pour rafler tout l'héritage…
Si Marco a joué ce double jeu avec moi, je ne lui pardonnerai pas Monsieur Norm, jamais !
fait de Marco l'héritier principal de l'empire Jones.
— Je n'avais pas pensé à ce détail, inspecteur.
Alors l'affection de Marco à mon égard ne serait qu'une sorte de stratégie…
Il m'aurait en quelque sorte endormie pour rafler tout l'héritage…
Si Marco a joué ce double jeu avec moi, je ne lui pardonnerai pas Monsieur Norm, jamais !

