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C'est ainsi que tout a commencé...
#9
J'ai indenté vos récits pour qu'ils ressortent un peu mieux.

Bon, du coup je vous livre la deuxième partie de mon histoire, mes premières véritables explorations personnelles dans les mondes de Myst.

Je me souviens bien de cette boîte 5e anniversaire, que j'ai malheureusement jetée parce qu'en carton souple qui avait fini par se déchirer d'un peu partout. Je n'étais pas à l'époque encore un fan pur et dur, sinon je n'aurais pas commis cette hérésie. Cette boîte contenait, en plus des jeux, un magnifique petit carnet de notes dont je parlais plus haut. Là encore, je n'étais pas à l'époque fanatique de Myst au point de ne pas oser souiller ce joli carnet par mes gribouillages. Avec le recul, pourtant, je ne regrette pas le moins du monde de l'avoir fait, d'abord parce qu'il aurait autrement sans doute moisi dans un tiroir, et qu'en plus de ça il renforçait l'immersion dans le jeu. Très vite, je me suis mis à prendre mes notes avec soin, effacement même mes premiers gribouillis rapides pour les réécrire proprement, écrivant des petits résumés des bouquins de la bibli de Myst ou des présentations des Âges, les dialogues du jeu et autres annotations qui n'étaient plus uniquement des notes pour résoudre des énigmes, mais un véritable petit carnet de voyage.

J'ai donc recommencé à jouer à Myst, ou plutôt véritablement commencé le jeu, en ayant fait l'acquisition de cette boîte. Mon petit frère, qui a pas mal suivi mes premières explorations, a fini par s'en désintéresser, et cette aventure est vraiment devenue mon aventure. J'ai recommencé Myst en appréhendant cette fois-ci un peu mieux l'histoire et le scénario. J'ai rapidement été complètement happé. Ce jeu était fait pour moi, qui suis par nature assez solitaire et aime explorer, découvrir, comprendre, réfléchir. Quel frère aider ? Les pages rouges, ou les pages bleues ? Je crois que je me suis posé la question un nombre incalculable de fois au cours du jeu. D'ailleurs, il me semble que j'apportais les deux à chaque fois, jusqu'à la dernière où il a véritablement fallu faire un choix...

J'ai avancé de manière assez constante, et j'ai adoré ces moments où la vérité d'une énigme se révèle enfin et qu'on est remercié par la découverte de nouveaux environnements. Certains environnements m'ont parlé plus que d'autres. J'ai assez peu aimé Selenitic (même si la compréhension de l'énigme du labyrinthe a été une grande jubilation) et en revanche, j'ai absolument été conquis par Channelwood, en particulier la luxueuse cabane dans les arbres de Sirrus, probablement mon endroit préféré de tout le jeu. Je me suis vu bien des fois assis au petit bureau face à la fenêtre, ermite dans son joli cocon suspendu.

Je suis totalement tombé dans le piège du scénario, que je ne révélerai pas ici au cas où il existerait encore quelque part un très hypothétique lecteur de ces lignes qui n'a pas fini Myst. Et j'ai adoré perdre le jeu, deux fois de suite en plus, me faire doublement piéger avant de comprendre ce qu'il fallait faire en réalité. J'ai longtemps considéré, et je le crois toujours pour une bonne part, que le coup de génie de Myst ne se révélait que lorsqu'on perdait la partie, lorsque le jeu nous battait : tu te croyais futé, hein ? Tu pensais avoir trouvé qui était le gentil et qui était le méchant de l'histoire ? Perdu ! J'ai rarement été aussi satisfait d'échouer dans un jeu : "Putain, les salauds, ils m'ont bien eu". Le comble de l'histoire étant donc d'avoir échoué une seconde fois... Le scénario de Myst, pour sa simplicité et son efficacité, restera pour moi le meilleur de la saga.

J'ai commencé Riven aussitôt après, et sa difficulté m'a de prime abord rebuté. Mais je suis rapidement tombé sous le charme de l'univers, de l'ambiance générale beaucoup plus prenante que les mondes de Myst qui avaient un manque de cohérence entre eux. Il me faudra des années, et plusieurs parties pour véritablement tomber sous le charme et mesurer le plein potentiel de Riven, qui au début fut un mélange de fascination et de frustration.

Le virus s'était en tout cas durablement installé pour ne plus me quitter. J'ai commencé à compulsivement explorer Internet pour mieux comprendre ces mondes, collectant plein d'infos sur l'univers de Myst et l'histoire D'ni, me demandant d'où tout ça pouvait bien provenir (la réponse était entre autres dans les romans, dont je n'ai appris l'existence que bien plus tard). Et puis sont arrivées les premières communautés en ligne, où j'ai pu discuter avec d'autres allumés des neurones, sur jeuxvideo.com d'abord, et puis Riven World, Uruberlus, et enfin un certain Myst Aventure... Myst fait partie de moi, et a probablement contribué à faire de moi la personne que je suis aujourd'hui. Un long et beau voyage.
Tell me about the rabbits, George.
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C'est ainsi que tout a commencé... - par L1ghtMyF1r3 - 23-11-2013, 02:34

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